10 ans plus tard...
Il s'est passé 10 ans depuis le dernier article consacré aux 50 ans du RDN !
Eh oui, cela fait 60 ans que ce rendez-vous annuel perdure, sans publicité, sans sponsor, sans médias juste le bouche à oreille et la motivation des équipes organisatrices qui se relaient d'année en année. De la motivation il en faut car qui n'a jamais organisé un RDN ne peut se rendre compte du boulot que ça représente.
Ca commence par trouver une forêt suffisamment grande pour pouvoir y imaginer un itinéraire d'une vingtaine de kilomètres où il faudra dénicher une quinzaine de balises.
Ensuite il faut trouver aux abords ou au milieu de cette forêt un lieu pour y installer une "base de vie" comme disent les trailers. Il est bien loin le temps où le départ et l'arrivée se faisaient dans une baraque de chasse humide, sans eau ni électricité où les participants grignotaient leur sandwich avant le départ. Depuis pas mal d'années on est monté en gamme, départ et arrivée se font maintenant bien au chaud et au sec autour d'un buffet préparé par les organisateurs. A quand des douches, une salle de fitness pour s'échauffer avant le départ et un home cinéma pour attendre les derniers concurrents, encore que la tradition qui consistait à attendre le retour du dernier équipage s'est perdu au fil des ans.
Mais le travail ne s'arrête pas là ! Les organisateurs devront ensuite imaginer dans cette forêt un parcours de balise en balise, ni trop long, ni trop difficile mais un peu quand même, tester le dit parcours, éditer des cartes puis le jour venu y poser les balises..sans se tromper.
Ensuite, il faudra imaginer un parcours "voiture", épreuve qui précède toujours le "crapahut". Trouver un point de départ proche de Nancy puis une succession de villages ou de lieux qui permettront à tous les équipages de rejoindre le départ du crapahut mais surtout de découvrir chaque année des endroits méconnus (ou pas) de la région.
Mais ce n'est pas fini, il faut ensuite imaginer les énigmes qui permettront aux participants de deviner au fur et à mesure. Là il faut compter de longues soirées de brain storming pour imaginer les énigmes les plus originales, les plus drôles qui, de toutes façons, recevront de la part des participants toute la gamme de qualificatifs de "trop facile" à "introuvable même avec la solution".
Enfin, il faut gérer les inscriptions, l'impression des cartes, des énigmes, des solutions, mobiliser toute une équipe de bénévoles pour contrôler les participants aux étapes, préparer le buffet, installer la salle, etc, etc...
Pour ce RDN60, les organisateurs avaient convié deux "anciens" Michelle Lelaurain et Bernard Carton organisateurs des tous premiers RDN. On ne dévoilera pas leur âge mais force est de constater que le RDN ça conserve !
Pour ce RDN millésimé le départ se faisait à l'aérodrome d'Essey-les-Nancy, la première étape nous emmenait à Azelot autre aérodrome de la région. Le ton était donné, ce RDN60 était placé sous le signe de l'air et tous les trucs qui y volent. L'étape suivante, le petit village de Lorey n'a pourtant pas grand chose à voir avec l'aviation même si c'est dans ce village qu'est né Charles Joseph Dussaulx un des inventeurs du moteur à explosion. Ensuite on ira visiter Haroué puis Crépey pour enfin se retrouver sur l'aérodrome de Pont Saint Vincent pour le buffet.



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